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culture biologique intégrée Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par LAMY   
06-02-2011

. La protection intégrée ou protection biologique intégrée en horticulture sous abri

(1ère partie).

 La protection intégrée fait référence à une définition officielle :

«la protection intégrée est un système de lutte contre les organismes nuisibles qui utilise un ensemble de méthodes satisfaisant les exigences à la fois économiques, écologiques et toxicologiques en réservant la priorité à la mise en œuvre délibérée des éléments naturels de limitation et en respectant les seuils de tolérance».La protection intégrée est l'application rationnelle d'une combinaison de mesures.

-Mesures biologiques : utilisation d'organismes utiles.

-Mesures chimiques : utilisation de produits chimiques phytopharmaceutiques compatibles avec les auxiliaires.

-Mesures prophylactiques : physiques ou culturales : sarclage, filets, etc.…

-Mesures génétiques : utilisation de variétés résistantes…

-Mesures biotechnologiques : utilisation de phéromones, de produits répulsifs.Les objectifs de la protection intégrée sont de :

Limiter au strict nécessaire les intrants chimiques.

Maintenir la présence des microorganismes nuisibles en dessous du seuil à partir duquel apparaissent les dommages.
Les traitements chimiques restent donc possibles, si les autres moyens de lutte sont techniquement insuffisants ou économiquement insupportables.
La protection chimique intégrée est un terme en ce qui concerne les cultures ornementales. Ce concept est d'autant plus  approprié en cultures ornementales que les
apports d'auxiliaires, à la différence des cultures légumières sont effectuées de façon préventive et systémique, apportant ainsi une couverture protectrice à la plante.
Toutefois, l'utilisation de produits chimiques ne pouvant être – du moins dans un futur proche – totalement éliminée, notamment pour la régulation de la croissance
des plantes, la lutte contre les champignons pathogènes ou la désinfection des serres, le terme «intégré» est nécessaire.

Les produits phytosanitaires seront limités à

leur strict nécessaire : action ponctuelle en cas de foyers ou contrôle de ravageurs ou maladies pour lesquels il n'existe pas de solutions biologiques satisfaisantes.
La lutte biologique. C'est l'utilisation d'organismes dits «utiles» ou auxiliaires pour lutter contre d'autres organismes vivants dits "nuisibles". Les substances issues d'organismes vivants ou bioproduits phytosanitaires sont également assimilées à cette lutte. Cette méthode tient compte du rôle non négligeable joué par les organismes utiles naturels présents dans la culture. La lutte biologique combine donc l'apport d'auxiliaires provenant d'élevages spécialisés et le maintien de conditions favorables au développement des auxiliaires naturels.Les avantages et les contraintes de la protection biologique intégrée.Les avantages :
Réduction des intrants chimiques.Préservation du cadre de travail et de l'environnement.Diminution des agressions sur les plantes.Amélioration de l'observation du suivi des cultures.Les inconvénients et les contraintes :Très grande spécificité des auxiliaires.Seuil d'acceptabilité  des dégâts sur les plantes.

Problèmes de production et de distribution d'auxiliaires.Contexte cultural complexe.Conditions parfois inadaptées.Nécessité d'observer un cahier des charges.
Incertitude quand aux coûts.
à suivre)

Dernière mise à jour : ( 28-02-2011 )
 
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