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RAVAGEURS ET AUXILIAIRES Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par LAMY   
28-02-2011
 Les insectes et acariens nuisibles à nos cultures

 se nourrissent exclusivement de plantes. Les ennemis naturels de ces ravageurs, quant à eux, sont des entomopathogènes ou des entomophages – prédateurs ou parasitoïdes. On les appelle organismes utiles ou auxiliaires.Les modes d'actions des auxiliaires


Dans la nature, divers facteurs contribuent à limiter de façon très efficace l'expansion démographique des ravageurs et autres organismes. Le taux de croissance et de reproduction de ces organismes est étroitement fonction des conditions physiques du milieu

Les multiples espèces qui peuplent un même milieu ne vivent pas indépendamment les unes des autres. Une compétition alimentaire entre espèces s'exerce et les chaînes alimentaires peuvent être complexes.Ces ravageurs ont des ennemis naturels.

Ce peut être des invertébrés (insectes, arachnides, nématodes) qualifiés dans ce cas d'entomophages ou des micro-organismes (virus, bactéries, champignons) qualifiés alors d'entomopathogènes («entomo» en latin signifiant insecte).Les ennemis naturels entomophages les plus actifs sont incontestablement des insectes et des acariens. Ils sont très nombreux (plusieurs dizaines de milliers pour la classe des insectes). Tous les stades d'un ravageur peuvent être attaqués par une ou plusieurs espèces entomophages. Le rôle de ces auxiliaires peut être très variable en fonction de la période et de la culture. Selon leur mode d'alimentation, on classe ces derniers en deux grandes catégories : les prédateurs et les parasites ou parasitoïdes, terme plus approprié aux insectes parasites d'autres insectes.

Les Prédateurs entomophages
Un prédateur est un organisme vivant qui se nourrit en attaquant d'autres êtres vivants pour les tuer et se nourrir de leur substance (ex : punaise, coccinelles, cécidomyies…). La mort de l'insecte est alors immédiate. C'est en général  la larve la plus vorace. Elle est très mobile et va à la recherche des individus qu'elle consomme. Elle les tue immédiatement en les ingérant plus ou moins complètement ou en suçant leur contenu. Durant sa vie, elle consomme un nombre élevé de proies. Selon les espèces, l'adulte a le même régime alimentaire que les larves ou bien se contente d'ingérer des substances sucrées (nectar, miellat) voire du pollen. Leur taille est en principe supérieure à celle des proies. L'action des prédateurs est rapide, directe (diminution du nombre de ravageurs proportionnels au nombre d'auxiliaires) et en général non spécifique (rapport un prédateur/plusieurs ravageurs-proies).

Les Parasitoïdes
La larve du parasitoïde vit constamment en contact étroit avec l'hôte qui lui sert de nourriture. Incapable de se déplacer, celle-ci effectue la totalité de son développement aux dépens de son individu-hôte, dont elle provoque la mort plus ou moins rapidement.
On distingue deux comportements chez les parasites ou parasitoïdes.
L'ectoparasite pond ses œufs près ou à la surface de son hôte alors que l'endoparasite pond ses œufs dans le corps de son hôte. L'action des parasites est plus lente, indirecte et davantage spécifique (rapport un parasite/un ravageur-hôte).Les micro-organismes entomopathogènesParmi les agents pathogènes, on distingue les champignons, les bactéries, les virus. Tous ces organismes provoquent une maladie chez l'insecte hôte.La bactérie Bacillus thuringiensis (Bt) est actuellement le micro-organisme le plus utilisé en lutte biologique. Il a selon les souches, une activité larvicide sur différentes espèces d'insectes appartenant à trois ordres : lépidoptères, coléoptères et diptères.
Les produits à base de champignons sont actuellement à l'étude : seul Beauveria est homologué. Parmi les champignons testés on relève : Beauveria spPaecilomyces sp, Verticilium sp, Aschersonia sp.Ils peuvent être efficaces sur plusieurs espèces : chenilles, puceron, aleurodes, thrips. La grande sensibilité de ces germes liée à la température et à l'hygrométrie limite toutefois leur utilisation.
Les nouveaux produits appelés biopesticides, apportent de nouvelles solutions et peuvent venir en complément des auxiliaires entomophages.
Nous allons maintenant découvrir les principaux ravageurs des fuchsias ainsi que leurs auxiliaires, plusieurs numéros de Fuchsia France seront nécessaires à cette description, parlons aujourd'hui des Thrips.

Les Thrips : un fléau majeur
Ces ravageurs sont apparus du fait de l'augmentation des échanges internationaux (exemple de Frankliniella occidentalis).
Le phénomène s'est aggravé avec la mise en place des cultures hors sol (sans désinfection du sol) et des vides sanitaires de plus en plus courts : les thrips peuvent hiverner dans les serres et leur pupaison se fait au sol. Les thrips préfèrent des températures élevées, la durée de leur développement diminue lorsque la température augmente (tableau 1). Ils sont très polyphages, bien que certaines plantes, les attirent plus spécialement : fleurs de saintpaulias, de rosiers, d'impatiens de Nouvelle Guinée, de chrysanthèmes, de gerberas, de pélargoniums et de fuchsias.
Les dégâts directs sont des piqûres sur feuillages et fleurs, avec des plages de cellules vidées de leur contenu et qui paraissent argentées : déformation des feuilles et fleurs dues aux piqûres des bourgeons et des boutons.

NEOSEIUTUS CUCUMERIS : un prédateur efficace.On peut efficacement combattre les thrips sous serre avec cet acarien  prédateur.  L'adulte et les nymphes très mobiles sont surtout efficaces sur les larves de thrips. Leur taille ne leur permet pas de s'attaquer aux adultes très mobiles et ailés. Le cycle de l'auxiliaire est 3 à 4 fois plus court que sa proie, 6 à 9 jours à 25° C (tableau 2). L'adulte peut également se nourrir d'acariens, de tarsonèmes et de pollen. Le pollen permet en outre d'améliorer les performances de neoseiutus (diminution de la durée de développement, augmentation de la reproduction).

AMBLYSEIUS GENERANS : un nouvel auxiliaire.Cette espèce apporterait une meilleure efficacité sur fleurs. Elle est moins sensible aux hygrométries basses que N. cucumeris. ORIUS sp : une punaise prédatrice peu utilisée. Ce sont des punaises prédatrices polyphages (thrips, pucerons, acariens) . Ce sont des insectes de grande taille par rapport aux thrips.Les adultes sont généralement localisés dans les fleurs alors que les larves se trouvent dans les feuilles. Généralement, ils hibernent au stade adulte femelle.La durée du cycle est de l'ordre de 20 jours à 24° C. Elle dépend de la température et de l'abondance de la nourriture.Ces orius sont efficaces à tous les stades et sur tous les stades du thrips. Lorsque les proies sont abondantes, ils ont une activité prédatrice plus importante que leur besoin alimentaire. Les punaises sont utilisées seules ou en association avec les acariens prédateurs pour enrayer les fortes attaques de thrips, mais leur utilisation à souvent abouti à un échec ; coût élevé, problèmes d'adaptation à certaines espèces horticoles, cycle long, présence de pollen obligatoire. Toutefois, c'est une espèce qui a naturellement été retrouvée à plusieurs reprises en période estivale sur diverses cultures ornementales.
HYPOASPIS sp : un acarien prédateur du solIl vit dans le sol. Il est également plus grand, atteignant 1mm de long. Plus polyphage, il s'attaque à tout ce qui vit dans le sol : petits insectes, nématodes, et larves de différentes mouche (mouche des terreaux par exemple). Il a également une action sur les pupes de thrips. Son action peut être intéressante notamment dans les cultures à cycle long. Il a une longue durée de vie et se maintient très bien en culture (jusqu'à 8 mois après un lâcher)

.Source : ASTREDHOR – parution novembre 1998


Dernière mise à jour : ( 28-02-2011 )
 
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