Menu Content/Inhalt
Accueil arrow Culture & entretien arrow Nature de votre sol
Nature de votre sol Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par LAMY   
16-03-2011

Les Diférentes compositions du sol

Les terres sablonneuses. Appelées "terres légères",

Elles ont une couleur grisée, et sont rudes au toucher ; l'été, elles sont brûlantes. Souvent, elles peuvent être maigres ou sèches, c'est-à-dire riche en sable et pauvres en matières organiques. Leur grande qualité est de ne pas coller ; elles se travaillent à n'importe quelle période de l'année (sans retournement). Ne retenant par l'eau, elles sèchent vite. Elles absorbent difficilement les engrais solubles, principalement ceux contenant de l'azote, car ils sont pauvres en complexe argilo-humique ; et surtout, elles ne les retiennent pas.

Les terres sablonneuses s'émiettent facilement ; elles peuvent être acides ou calcaires. Les vents les dessèchent rapidement, mais elles se réchauffent assez vite, rendant ainsi les semis précoces possibles. Par contre, elles ne conservent pas longtemps leur chaleur.On améliore ces terres par des apports réguliers de compost, de tourbe non enrichie (avec modération), de poudre de roches siliceuses d'origine volcanique. Les cultures d'engrais verts sont conseillées.

Les terres calcaires. Appelées aussi "terres alcalines", de couleur blanchâtre, elles se dessèchent rapidement, surtout si elles contiennent plus de 20 % de carbonate de chaux. Elles se réchauffent assez vite et conservent bien la chaleur.
Lorsqu'elles sont riches en argile, elles deviennent compactes et collantes par temps de pluie et ne sont pas toujours faciles à travailler.
Celles contenant peu d'argile se travaillent facilement, mais conservent assez mal la fraîcheur.

Dans ce type de terre, les fertilisations sont souvent lessivées. Elles provoquent le jaunissement des feuilles de nombreux végétaux (chlorose), principalement de celles des fraisiers et des arbres fruitiers, tels que les poiriers et les pêchers. On les améliore lentement par des apports importants et réguliers de compost, de tourbe blonde (acide et non enrichie), de terreau de feuilles, d'engrais à base de poudre de roches. La fleur de soufre, à raison de 400 grammes/are, permet de baisser sensiblement le pH sans pour autant corriger la nature du sol. Les engrais verts sont fortement recommandés, d'abord comme couvre sol en hiver et pour leur restitution au sol au début du printemps.
Les terres humifères. Ces terres sont de couleur noirâtre. Plus elles sont foncées, plus elles sont riches en humus (matières organiques). Retenant et absorbant l'eau, elles se réchauffent assez vite au printemps. Elles ont tendance à l'acidité : lorsque celle-ci s'accentue, on redresse le pH par des amendements calcaires à base de lithothamne (2 Kg pour 1 are au printemps et 2 kg pour un are à l'automne).Chaque année, des apports de compost et de poudre de roches sont nécessaires.


Les terres limoneuses. De couleur noirâtre, ce sont d'anciennes terres alluvionnaires, marécageuses ou forestières. Elles deviennent assez compactes pendant les périodes humides et se croûtent en surface. Ce phénomène nuit à la végétation, la vie microbienne se trouvant alors ralentie.
Elles demandent à peu près les mêmes soins et les mêmes apports que les terres argileuses.Les terres graveleuses. Ce sont des terres dont la nature peut être acide, calcaire, lourde ou légère, mais qui comportent toutes, une quantité importante de cailloux ; elles sont difficiles à travailler. La plupart des plantes légumières à racines s'y développent mal (carottes, salsifis, scorsonère…).Enlever les plus gros cailloux et procéder à des apports annuels de compost et de fertilisants.

La flore spontanée et le pH du sol. La flore spontanée montre parfois la nature du sol. En effet, un sol à pH calcaire favorise le développement de plantes comme le trèfle blanc nain, le coquelicot, la moutarde blanche, le bleuet, le chardon…Par contre, l'oseille sauvage nous fait comprendre que le sol est lourd, tassé et acide ; il en est de même pour le bouton d'or ou renoncule rampante (terre acide, lourde, argileuse et humide).La pâquerette apparaît spontanément en terre acide et lourde ; le plantin en terre lourde et tassée ; la prêle en terre lourde, acide, tassée et humide.Le laiteron pousse dans un sol argilo-calcaire ; la grande oseille se développe surtout dans un sol riche en humus ; l'ortie se plait dans les terres surtout riches en azote ; le mouron, comme le chiendent, choisissent les bonnes terres avec un faible pour celles qui sont légères et siliceuses ; le pissenlit préfère les sols argileux et lourds…L'observation de l'apparition ou non de ces plantes donne une approche fiable de la nature des sols.

Comment contrôler le pH de sa terre: Plusieurs méthodes permettent au jardinier de mesurer le pH.Le résultat le plus précis s'obtient sans doute en utilisant un pH mètre, appareil qui permet de contrôler rapidement et avec précision de + ou – 0.1 le pH du sol.On trouve chez les grainetiers ou en jardineries des "kits" d'analyse spécifique. En quelques minutes, ils donnent le pH de la terre par réaction colorée.Si les problèmes se révèlent importants, mieux vaut faire procéder à une véritable analyse de terre :    Prélever en différents endroits du jardin des échantillons de terre entre les 2 et 5 premiers centimètres du sol. Il en faut au total de 400 à 500 grammes environ. Bien mélanger le tout. Envoyer la terre à un laboratoire spécialisé.Une analyse de terre porte normalement sur le pH, la teneur en azote, en acide phosphorique, en potasse, en magnésium, en oligo-éléments et en humus.

Peut-on corriger le pH ?Il est évidemment plus facile d'augmenter le pH d'une terre acide que de faire baisser celui d'un sol calcaire. Cependant, on ne change pas la nature de certains sols comme ceux de la Champagne (fortement calcaire) ou ceux des régions à terre de bruyère (fortement acides).Lorsque l'acidité ou l'alcalinité n'est pas trop importante, des solutions existent. Pour une terre un peu acide, il est conseillé d'effectuer des amendements calcaires (lithothamne ou dolomie – roche calcaire et magnésienne) ; éviter la chaux, car elle déclenche une véritable flambée de matières organiques au détriment des réserves d'humus du sol, d'où le dicton "la chaux enrichit le père et ruine le fils". Généralement, on apporte du lithothamne à l'automne (2 kg pour un are), et on renouvelle ces mêmes apports à la fin de l'hiver. On améliore une terre à pH calcaire par des apports réguliers de compost, de poudre de roches, de tourbe blonde acide (non enrichie). Les apports de soufre, à raison de 400 grammes pour 1 are, abaissent légèrement le pH, mais ne corrigent pas la nature du sol. Dans tous les cas, ne pas faire varier le pH de plus d'un point en un an, au risque de perturber trop brutalement la vie du sol.


 
< Précédent   Suivant >