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Le Mycellium Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par hugot   
10-12-2012

Les bienfaits du mycélium dans le jardin

Par cet article, après quelques recherches sur Internet, et suite à une belle invasion du mycélium dans mes plate-bandes, je vous informe du bienfait de cette invasion. Cependant il faudra réagir quelque peu sur la protection de la vie de vos fuchsias et de vos plantes vivaces en pleine terre.

« Le mycélium a au moins trois grandes fonctions :

Sécrétion : il sécrète des enzymes puissantes lui permettant de décomposer la matière organique la plus résistante (bois par exemple) en brisant les polymères en monomères.

Absorption : le mycélium absorbe les éléments carbonés nécessaires à la survie de ses cellules par diffusion facilitée et transport actif.

Via la mycrorhization, il joue aussi un rôle vital dans plusieurs écosystèmes en contribuant à augmenter l’efficacité de l’absorption de l’eau et des nutriments de nombreuses plantes.

En contribuant à la décomposition de la nécro masse (animale, végétale, fongique), il améliore la partie organique du sol et joue un rôle majeur dans le cycle du carbone, relâchant une partie du carbone en dioxyde de carbone dans l’atmosphère où les plantes peuvent s’en nourrir, mais aussi en contribuant au « puits de carbone » qu’est le sol.

La durée de vie du mycélium est assez longue. Après sa fructification (les champignons visibles), il ne meurt pas, mais continue de végéter jusqu’à ce qu’il ait épuisé toutes les ressources du substrat. Avec le temps, la zone centrale se vide peu à peu de son contenu : le disque se transforme en anneau. Il est alors capable de se déplacer jusqu’à 40 cm par an avec une croissance centrifuge à condition qu’il ne rencontre pas d’obstacle et dispose d’un bon substrat.

Les sécrétions du mycélium enrichissent le sol en azote et l’herbe paraît alors plus verte aux endroits matérialisés par le « rond de sorcière ».

En conditions défavorables (froid, sécheresse), un mycélium peut se mettre au repos plusieurs mois ou plusieurs années avant de donner un carpophore (champignon visible) et/ou de reprendre sa croissance ; »

Tiré de Mycélium –Wikipédia

Pour ma part, ayant broyé finement les branches de rosier et avoir étalé ces résidus sur un compost partiellement décomposé, le mycélium s’est incrusté et a proliféré sur certaines plate-bandes. A l’automne, je vois apparaître de gros champignons blancs que je déterre et jette aux ordures. Les bordures de mes plate-bandes ont stoppé l’étalement du mycélium, car celui-ci s’implante à environ 5 à 10 cm sous terre. Je me suis aperçu de ce mycélium seulement cette année au printemps car j’ai vu que certaines plantes dépérissaient par manque d’eau. De plus en tapotant le sol, il « sonnait creux ». Enfin, en voulant planter d’autres plantes, ma mini pelle soulevait un conglomérat de compost plein de filaments blancs. Sans aucune connaissance du phénomène, ma première réaction a été de me demander si je ne devais pas traiter le sol avec un fongicide pour tuer ce « champignon », mais mon instinct m’a commandé d’aller me renseigner sur Internet. Là j’ai agit de manière plus écologique, à savoir arroser bien comme il faut pour accélérer la décomposition des substrats par ce mycélium en lui donnant tous les éléments pour l’accélération : les conditions idéales, l’eau et comme nous étions au printemps, il a eu aussi droit à une bonne source de chaleur qu’est le soleil.

Quelques mois plus tard, le rond s’est effectivement agrandi, jusqu’aux bords de mes plate-bandes et là où le mycélium a eu terminé sa fonction, mes plantes se sont développées de façon extraordinaire. Je continue donc d’arroser abondement les endroits où le mycélium continue sa fonction.

J’ai appris par la suite, que nombreux connaisseurs implantent des mycéliums dans leur jardin, lorsqu’ils y ont mis beaucoup de compost (souvent récupérés aux déchetteries et qui n’est pas transformé en terreau). Cela accélère la transformation.

Les plantes qui ont eu leurs racines plus profondes que ces 10 cm, n’ont en aucun cas souffert de la présence du mycélium. Les fuchsias qui promènent leurs racines au ras des sols, souffrent énormément de ce phénomène : donc arrosage copieux durant toute la transformation du compost.

Paul Stamets a écrit : « Tout au long des saisons, les fungis (réseaux fongiques) décomposent et recyclent les déchets végétaux, filtrent les microbes et les sédiments des lessivages et régénèrent les sols. Ultimement, un sol porteur de vie est créé à partir des déchets, particulièrement du bois mort. Tandis que le mycélium nourrit les plantes, les fungis eux-mêmes constituent une nourriture pour les vers, les insectes, les mammifères, les bactéries et autres fungis parasitiques. Paul Stamets est convaincu que la présence et la décomposition d’un champignon prédétermine la nature et la composition des populations en aval dans sa niche d’habitat.

Les fongicides toxiques tels que le bromure de méthyle, une fois épandus, non seulement détruisent les espèces ciblées mais également des organismes non ciblés, ainsi que leurs chaînes alimentaires. Paul Stamets confirme que nous pouvons créer des environnements mycologiquement soutenables en introduisant des fungis œuvrant en symbiose avec les plantes en mélange avec un mulching de mycélia de champignons saprophytiques.

Si nous enrôlons les fungis comme alliés, nous pourrons remédier aux dommages environnementaux, infligés par les humains, en accélérant la décomposition organique des zones massives de déchets que nous créons. »

Je voulais par ajout de ce court texte, vous faire prendre connaissance que quoique nous agissions, soit nous contribuons à une bonne marche de l'écosystème de notre jardin, soit nous détruisons une grande partie de la biodiversité qui nous entoure.

Vous avez constaté que nous vous parlions beaucoup des « aides utiles » de nos jardins  que nous cherchions à protéger. Cela confirme que la nature est un tout et qu’avant de combattre avec des procédés chimiques, il vaut mieux se renseigner pour agir en bonne cause. Internet, les livres, les expériences de chacun, la communication, nous  aidera.

 
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