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Les Mycorhizes Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par LAMY   
22-05-2014


   Le Mycorhizes sont des associations symbiotiques contractées par les racines des végétaux avec certains champignons du sol. Elles favorisent l’absorption par les racines des éléments minéraux de la rhizosphère et du sol et améliorent ainsi la nutrition de la plupart des espèces végétales.
  On distingue plusieurs types de mycorhizes : les endomycorhises à arbuscules, les ectomycorhizes et les ectendomycorhizes, entre autres.
   Les endomycorhizes, se caractérisent par l’absence de manteau fongique autour de la racine.

Elles sont fréquentes et très répandues et concernent environ 80% des espèces végétales. On les rencontre essentiellement chez les plantes herbacées et chez quelques plantes ligneuses.

Au contact de la cellule racinaire, l’hyphe (cellule en forme de filament) forme un appressorium (organe en forme d’ampoule). Le mycélium pénètre dans les cellules racinaires, il franchit les parois et repousse le plasmalemme (membrane cellulaire isolant la cellule du milieu environnant), des cellules-hôtes sans le traverser.

  Le champignon développe des arbuscules et des vésicules (renflements).
Les mycorhizes autotrophes ou ectomycorhizes, sont des associations où le mycélium progresse entre les cellules du cortex racinaire pour former le réseau intercellulaire de Hartig. Les hyphes du réseau de Hartig s’insinuent entre les cellules du cortex racinaire sans jamais pénétrer dans les cellules de l’hôte ; c’est à leur niveau que sont supposés s’effectuer les échanges d’éléments nutritifs (sucres, acides aminés, éléments minéraux).
Dès 1885, Franck et les premiers mycorhizologues estimaient déjà que les champignons ectomycorhiziens favorisaient la nutrition azotée et phosphatée des plantes associées et dépendaient des sucres prélevés chez ces dernières pour assurer leur croissance végétative. Chez les ectomycorhizes, les relations nutritionnelles entre les symbiotes sont basées sur deux caractéristiques essentielles.
  L’hyphe progressant dans le sol absorbe, le plus souvent de façon active, les ions minéraux qui sont alors transportés par le mycélium vers la racine-hôte. L’absorption des éléments minéraux peu mobiles dans le sol (phosphate, potassium…) ou absorbés sur les particules du sol (ammonium…) est particulièrement dépendante de ce mécanisme. En effet, ces ions sont rapidement absorbés par la racine en croissance.
La fourniture, par la plante-hôte, de composés carbonés au champignon associé constitue la seconde caractéristique des relations nutritionnelles entre champignons ectomycorhiziens et racine. Harley et Smith (1983) ont souligné que ces échanges de nutriments ne s’effectuaient qu’entre les cellules vivantes et en contact étroit. (A suivre).

 
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