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Le frelon asiatique Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par LAMY   
22-04-2017
Le Frelon Asiatique  Arrivé en France en 2005, le frelon vespa velutina, dit « frelon asiatique », a colonisé en quelques années les 2/3 de la France.
Identification :

Le frelon asiatique est reconnaissable par son thorax noir et son abdomen foncé. Seul le 4ème segment de l’abdomen est entièrement jaune. Ses pattes sont jaunes contrairement au frelon européen. Plus petit, le frelon asiatique mesure environ 3 cm de long.
Cycle de vie et mode alimentaire :
Il s’installe le plus souvent à proximité des habitations de l’homme, ainsi qu’à proximité d’un point d’eau, pour pourvoir à ses besoins alimentaires. On en trouve aussi bien en milieu urbain qu’en milieu rural.
En février-mars, c’est la fin de l’hibernation : toutes les reines qui ont passé l’hiver (les fondatrices), commencent un nouveau nid.

Elles pondent et veillent leurs premières larves, les futures ouvrières qui développeront le nid à partir du mois de mai.
L’activité du nid atteint son apogée pendant l’été, puis les reines et les mâles commencent à quitter le nid avant les premières gelées. Les reines fécondées partent hiberner, les mâles ne survivront à l’hiver. Au printemps suivant le cycle reprend.
Les nids sont construits en hauteur (plus de 10 m) sur un arbre. Sa taille habituelle n’excède pas 60 cm. Un nid compte plusieurs milliers d’individus.
Au niveau alimentaire, si les reines se nourrissent de glucides, les larves se nourrissent de protéines. En début de saison, les frelons asiatiques restent discrets, ils chassent les insectes sur les fleurs. Lorsque le nid grossit et que l’époque de floraison touche à sa fin, vers la mi-août, ils se tournent vers les ruches, source de protéine, agressant leurs proies en les attendant en vol stationnaire devant la ruche. Ils peuvent détruire une colonie en quelques jours. Le stress généré par la présence du frelon asiatique freine la reine dans sa ponte et empêche les ouvrières d’assurer les apports de pollen et de nectar nécessaire au bon développement des générations d’abeilles devant assurer la transition hivernale, menaçant ainsi la survie de la colonie.

Dangerosité pour l’homme :
Il ne présente pas d’agressivité pour l’humain, sauf s’il se sent menacé. Les piqûres sont dangereuses en cas de piqûres multiples, tout comme les frelon européen.
Impact sur l’apiculture nombreux :
•    Disparition de colonies d’abeilles
•    Perte de récolte
•    Nécessité de reconstituer le cheptel ruché
•    Surcroît de travail des apiculteurs.
Il existe un moyen de lutter pour chacun d’entre nous contre ce fléau : le piège à frelon asiatique :
Il est très facile de réaliser un piège pour frelon asiatique à partir de deux bouteilles en plastique de préférence d’eau gazeuse pour la partie basse (plus rigide).
•    Couper la bouteille dans sa partie la plus large.
•    Faire deux trous à 180° pour la fixation et ensuite dans le goulot inséré.
•    Faire des trous <5 mm en périphérie pour laisser échapper les petits insectes
•    Mettre en place deux agrafes de 5 cm de long faites dans du fil de fer à ligature.
•    Couper un chapeau dans une bouteille plus grande (2l ou 2.5 l), faire deux trous en face de ceux du piège et y passer l’agrafe.
•    Faire deux trous sous le bouchon à 180 ° et insérer un morceau de fil de fer ou ficelle.
•    Mettre l’appât et installer au bout d’une branche.
L’appât et position du piège :
•    Bière-limonade (panaché) en rajoutant de temps à autre un peu de limonade.
•    Bière-vin blanc (l’alcool fait fuir les abeilles) agrémenté d’un peu de sirop de grenadine ou fraise.
Toujours laisser un peu de liquide en retirant les frelons et voire même écraser quelques spécimens contre les parois de plastique (il semblerait que cela attire les autres).
Disposer les pièges à 1.5 m environ près des composteurs où il y a des fruits qui pourrissent, près des arbres à fleurs simples type prunier, cerisier… et la pose des pièges aura lieu de mi-octobre à début mai. Pas au-delà car le risque est de piéger les espèces autochtones.

 
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